WILLIAM ACIN

 

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Dans ma pratique je manipule le réel, j’interviens sur un détail, je crée un regard perturbateur. En vidéo, j’insiste notamment sur une gestuelle répétitive, les plans fixes sont très fréquents au montage. L’image par sa répétition devient un motif.Mes bandes sons, crées à partir de musiques de cinéma -séries b américaines des années soixante dix- proposent une vision distanciée de la réalité.

Mes vidéos ont été diffusées à Toulouse (festival Traverses Vidéo 2007 et 2008), à Clermont Ferrand (Festival Vidéoformes Vidéothèque de l’Éphémère 2008), à Paris (La Brigade des Images 2008) et à Bergerac (La Nouvelle Galerie 2009).

Le Temps était beau

 

Située au Bec d’ambes, cette usine de traitement d’hydrocarbures est à l’endroit même où la Dordogne et la Gironde se rejoignent avant de se jeter dans l’océan Atlantique. Tandis qu’à l’image la fumée des cheminées disparaît à l’intérieur de ce complexe, le plan unique de cette vidéo est rythmé de fulgurants zooms qui ponctuent de manière grossière la cadence rock’ n roll de la bande son. Hypothétique désir d’un retour en arrière…à l’époque où le temps était beau…

 

 

Le ciel nous est tombé sur la tête

 

 

"C’est l’occasion pour moi de mettre en scène, par le biais de la vidéo, cette notion chère à Freud qui est la manifestation du sentiment de quelque chose qui appartient à la maison mais que l’on ne reconnaît pas, ce que Marie Bonaparte à traduit comme l’inquiétante étrangeté."

Synopsis court. Cette vidéo est constituée de trois plan fixe.

Le premier voit défiler des mouches qui tombent tandis que des cheminées d’usines traversent le cadre de bord à bord . Les mouches tombent d’on ne sait où alors que les textes qui s’affichent à l’image prennent peu à peu des airs didactiques et niais. Il n’y a pas de son.

Le second plan fixe est une image de la forêt des Landes qui brûle. L’image est cadrée au dessus d’un feu dont la fumée remplie l’image, à la manière d’un dessin animé. On entend le crépitement des flammes.

Le troisième plan est un plan dans les Landes, nous sommes sous des pins. Les pommes de pins ne cessent de tomber. La chute est reprise par le son de la pigne sur le sol.

Dans un contexte de territoire géographique proche, les sujets montrés sont les signifiants que je pose pour faire naître chez le spectateur un regard nouveau sur sa vie. Je considère ces images comme des empreintes rétiniennes dont l’agitation amène une réflexion sur le réel et la fiction.

DIFFUSION: Artyshow, 2010 , «Bordeaux-Caché» dans La crypte de la flèche St Michel. Bordeaux.

 

 

 

Généalogie de la marche à pied

 

 

Généalogie de la marche à pied William Acin

GENEALOGIE DE LA MARCHE A PIED, 1’55, 2006

Voici le portrait vidéo d'un pantin en bois au bord de la route. L'ambiance est celle du psychodrame. Le visage du pantin nous fait face. Je cherche l'identification du spectateur à l'image. 

Le rapport est d'abord frontal, puis tout bascule, le sujet est le même, mais l'intention donnée à l'image diffère, les mêmes plans se succèdent et l'image devient motif de répétition.

Quelque chose dérange et nous entraîne dans un dialogue entre l'objet pantin et nous-même. Nous avons tous vu des pantins en bois, mais celui-ci est clownesque et inquiétant...

Je veux que le spectateur s'interroge sur lui-même et sur la perception qu'il a de son existence au regard de l'étrangeté.

Here is a video portrait of a wood puppet on the side of the road. There is some kind of a psychodrama atmosphere. The face of the puppet stands in front of us. 

What I’m seeking is the watcher identification on screen. The duel is at first forehead against forehead and suddenly it falls over: the subject remains but the intention given to the video 

changes while the same images become a gimmick. Something disturbs us and leads us into a dialogue between the puppet-object and ourselves. 

We are all used to seeing wood puppets, but this one is a spooky clown-freak... I want the spectator to wonder about him(her)self and about how (s)he perceives his/her own existence regarding strangeness. William Acin


Où se concentre donc, toute la volonté de séduction de demain ?

Portrait d'une femme et de son talon qui est sa force, mais aussi sa faiblesse. Le titre est emprunté à André Breton qui qualifiait ainsi son travail d'écriture.

Je pense que l'art doit être falsifié dans le sens d'une création reproductrice. J'ai cherché dans l'instantanéité de cette vidéo, l'authenticité de l'action en train de se produire. 

Cette femme est en proie au regard, très certainement celui d'un homme. Le spectateur est complice et voyeur dans un premier temps, puis placé dans l'attente...

A portrait of a woman and her heel, which represents her strength as well as her weakness. The title stems from André Breton who qualified his writing like this.

I do think art has to be falsified in the sense of a reproductive creation. I searched the authenticity of the happening action through this spontaniously-made video. 

The woman is a prey for the watcher's look, a man for sure. The spectator is at first an accomplice and a voyeur, and then put in a waiting situation...

William Acin

 Diffusion vidéo:
2013 -Il faut vivre- Prieuré de la ville dest Loubès co-réalisation Lucie Bayens.

2011 -«Vidéox» collectif la mobylette, librairie «N’à qu’un oeil» Bordeaux.
2010 -«Artyshow», association «Bordeaux-caché », vidéo projection dans la crypte St Michel, Bordeaux.
2009 -«Bords d’eaux vidéo», « La nouvelle Galerie ». Bergerac.
2008 -Festival Vidéoformes et Bibliothèque de l’éphémère Clermont-Ferrand, (www.videoformes.com)
-Festival Traverse vidéo. Toulouse Lycée des Arènes .
2007 -La Brigade des Images Paris et Géorgie, Nuits Blanches . . Les Salaisons, Romainville,
Jardin d’Helys, Saint Médard d’Excideuil, L’ogre à plumes -Paris: L’Atoll XIII :Nuits Blanches, au Divan du Monde.
           Galerie Teatralnui proezd 3/3, Moscou, Russie.
-Festival Traverse-video à Toulouse. Lycée des Arènes.(h(ttp://.www.traverse-video.org)
-Espace29 Bordeaux.