WILLIAM ACIN

 

fil d'ariane : accueil >> realisation >> photographie >> in situ

 

Dans ma pratique de la vidéo et de la photographie, je manipule le réel, j’interviens sur un détail, je crée un regard perturbateur. En photographie, je souligne un aspect particulier de l’espace habité. Je cadre en composant de manière géométrique pour mettre en évidence les pleins et les vides, un peu comme à la surface d’un tableau.

Schatzi

schatzi Willam Acin ur de l'atlantique

Avec, cette installation intitulée « Schatzi » un blockhaus recouvert de couvertures de survie, j’ai voulu souligner que le travail de plasticien est bien souvent au-delà même d’un espace de liberté, un abri pour sa réflexion, une résistance dédiée au statut de plasticien devenue capable de refuser la pose et de maîtriser sa destinée. Il s’agit d’une  projection physique et mentale qui transforme ce lieu de villégiature, le Cap Ferret, en un mythe local. J’ai voulu travailler à partir d’une géographie humaine commune à tous, un lieu porteur d’identité. C’est d’abord une interrogation portée sur la notion d’art aujourd’hui et sur le statut même de plasticien. C’est donner un souffle nouveau à cet objet, fort chargé du passé pour se le réapproprier et créer la projection de demain. C’est voir l’objet différemment comme par exemple un piédestal vide. Si Maurizio Catellan a réalisé des installations avec des chevaux suspendus, c’est peut être pour traiter de la notion du piédestal parce que même vide il nous amène à monter dessus. Le piédestal c’est l’imagerie du pouvoir que l’on confère aux personnages qui sont placés dessus avec par exemple la statue équestre .Je m’ interroge sur qui sont les rois d’aujourd’hui et l’idée que l’on se fait en général du Cap Ferret, comme le lieu réservé à une élite, une sorte d’intelligentsia de l’économie moderne.
J’ai conscience que tous les habitants de cette partie de France ne sont pas tous riches ou même bourgeois et quand bien même ils le seraient , beaucoup ont travaillé pour en arriver là. Néanmoins, j’ai voulu porter a l’attention de tous que c’est à chacun d’inventer le présent sans quoi d’autres le feront sans nous. Je pense que beaucoup de postures nouvelles sont a envisager autant en Art que dans le domaine Politique.
Cette installation Très Cap est pour moi l’émergence d’un objet qui, côtoyant le discours de l’art et le quotidien de tous, constituerait un déplacement, un entre-deux. La couverture de survie apparaît de la même couleur que le sable. Le Blockhaus, objet de survie se voit rendu le sens réel de sa fonction dans le camouflage. C’est-à-dire vouloir représenter le réel encore plus réel qu’il ne l’est. Dans une réalité où il n’y a plus de distance à l’imaginaire, de cette île utopie opposée au continent du réel, je simule, je manipule et je réinvente le réel comme fiction parce qu’il a disparu. (cf Jean Baudrillard, Simulacres et simulations)

 Réalisation avec le soutien de Yvan Laser, Clément Collet-Billon, Moise,

Bob Laviande et Ben. Big up à Mike Nicolini et Igor Quezada de l'ESPACE A-R-T.

 

Présentation:

Bus de l’art contemporain,. Espace a-r-t, Bordeaux, 2007.

Acquisition de l’arthotèque du conseil général 2009

Parcours et deTerritoires.

Diffusion vidéo:

Centre Culturel Français de Timisoara, Roumanie, 2009.


 

 

 

 


J’applique le détournement du sens commun afin de provoquer chez le spectateur un regard critique et distancé sur sa vie quotidienne et sa conception du monde. J’utilise l’humour, l’ironie pour provoquer, instiller du désordre dans « notre » rapport aux objets et dans l’usage quotidien des signes, en explorant notamment la question de l’inquiétante étrangeté de l’ordinaire, afin de faire émerger chez le spectateur une réalité sensible.